
SEIC-Québec Volume
1 Numéro 1
21 mars 2004
Des nouvelles de la table de négociation.
Les négociations avec
l'Agence de Revenu Canada ont abouti à une impasse. Tôt mercredi après-midi le
17 mars, le conciliateur Guy Baron a annoncé à l'équipe de négociation de
l'AFPC qu'il mettait fin au processus de conciliation. Il a décidé d'agir ainsi
parce que l'écart entre les parties était trop grand pour conclure une entente.
Au cours des réunions de
la ronde de conciliation, l'employeur a maintenu sa position sur le
resserrement des conditions de travail et a cherché, entre autres, à renverser
les résultats des décisions arbitrales « un jour est un jour ». L'ARC
demande à l'équipe de renouveler les articles courants de la convention
collective et de laisser tomber bon nombre de nos revendications.
À la Table 1
(CR-PM-AS) l'employeur n'a pas changé son offre
salariale initiale de 1,75 %, 1.25 % et 1.25 %, pour un
contrat d’une durée de trois ans. À la Table
1, de nombreuses questions ont été discutées sans succès, notamment la
classification, les dispositions concernant la discrimination et le
harcèlement, les congés payés et non payés et les augmentations d’échelon.
L'employeur a rejeté la plupart des revendications présentées par l'équipe. La Table
1 a également présenté ses revendications pécuniaires concernant une
convention de trois ans et demi qui prendra fin le 31 décembre 2006. L’AFPC
réclame, entre autres, une augmentation salariale de 5 % pour chacune des trois
premières années et de 3 % pour le reste de la durée de la convention. Nous sommes loin du compte.
À la Table 2, l’employeur ne tient
absolument pas compte des résultats de l’étude conjointe sur la rémunération et
n’a pas reconnu la nécessité d’apporter des rajustements dictés par le marché,
comme le propose le syndicat, pour harmoniser les taux de rémunération de la
Table 2 avec ceux d’autres employeurs. L’employeur refuse également de bouger
sur la question des taux de rémunération nationaux
La
participation de tous et de toutes s'impose
Nos membres doivent faire
savoir à l'employeur qu'ils sont prêts à agir. C'est la seule façon d'obliger
le Conseil du Trésor à déposer de
meilleures offres. Toutes, tous les membres
doivent participer. Notre solidarité est
essentielle à la concrétisation de nos revendications. L’AFPC
appuie fermement la nécessité d’un mandat de grève sans équivoque de la part
des membres pour manifester à l’employeur votre insatisfaction et votre
détermination à tenir bon. Nous savons que vous n’accepterez rien de moins..
Nous sommes conscients que
l’AFPC a un sérieux défi à relever pour
s’assurer d’une mobilisation importante des membres tout au long du processus
de négociation. Il faut que cette fois que la mobilisation conduise à un
contrat de travail qui offrira des avantages supérieurs au coût de la vie. Pouvons-nous espérer cette fois que les
membres pourront s’enrichir en obtenant une convention collective qui procurera
un enrichissement collectif qui sera supérieur au taux d’inflation ?
Les membres ont été
choqués de constater que l’employeur ait offert moins que le taux habituel de
2% pour les trois prochaines années. Rappelez-vous que nous avons combattu ce
stratagème lors de la dernière grève afin de briser le cycle du 2%. Les membres
seront appelés à voter prochainement, entre le 25 mars et le 28 avril
2004 pour se prononcer sur un mandat de grève. Le support des membres pour un mandat clair de grève demeure essentiel.
Condition
Féminine
La
prochaine conférence des femmes se tiendra à Québec au Château du Mont Ste-Anne
les 17 et 18 avril prochain sous le thème :
La qualité de vie au travail n’est pas un privilège
Déléguées
sociales et délégués sociaux
Un réseau
d’entraide pour tout le monde !
Un service par nous, pour nous, entre
nous grâce au réseau de déléguées sociales et de délégués sociaux (DS)
Rôle de votre déléguée – délégué
social : Vous écouter en toute
confidentialité, comprendre ce que vous vivez et vous offrir une relation
d’aide. Vous référer à des ressources spécialisées si vous en sentez le besoin.
Pour
connaître le nom de vos (DS), communiquez avec votre section locale.
Cliquez ici pour obtenir
des notes d'une session de 45 minutes, qui aidera vos membres à apprendre
l'impact de la Loi sur la modernisation de la fonction publique (C-25). Document PDF
ou l’adresse électronique pour avoir
accès au document est la suivante :
http://www.psac.com/issues/modernization/documents/45minutes-f.pdf
Vous y découvrirez des informations intéressantes
autant pour vous-mêmes que pour les membres.
Le 12 décembre, la
réorganisation de la fonction publique fédérale a eu pour effet de créer
l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Le premier ministre avait
déclaré que la décision au sujet des fonctions de l'Immigration aux points
d'entrée serait prise après une « vaste consultation de toutes les parties
intéressées ». Compte tenu de ce qu'ont fait les autorités jusqu’à date, il
semble que ce fut une promesse en l'air.
La consoeur Meunier-McKay a écrit une lettre au premier ministre
pour protester contre les actions, ou plutôt l'inaction, de Citoyenneté et
Immigration Canada à l'égard de nos membres qui travaillent aux points d'entrée
au Canada.
Jeannette Meunier-McKay, présidente du syndicat, a ainsi tenu une
réunion avec M. Dorais, sous‑ministre de la Citoyenneté et de
l’Immigration, pour discuter de l’avenir des points d’entrée. Cette réunion
avait été demandée le soir du 17 mars et a eu lieu le lendemain matin. Cette
réunion faisait suite à la transmission d’une lettre au premier ministre
dans laquelle le syndicat insistait pour que la question fasse l’objet d’une
consultation appropriée.
Le ministère tiendra
compte du point de vue du syndicat dans les recommandations qu’il présentera
aux ministres Sgro et McLellan,
qui présenteront la question au premier ministre afin qu’il prenne une
décision.
Le SEIC a sondé
dernièrement ses membres des points d’entrée et leur est reconnaissant des
nombreuses réponses reçues. Une écrasante majorité des répondant-e-s
veut que les points d’entrée passent au sein de l’Agence des services
frontaliers du Canada, et c’est là la position claire et sans équivoque que le
syndicat présentera à CIC. La présidente nationale écrira au sous‑ministre
afin de lui faire part de notre position officielle sur cette question.
La question de la
représentation syndicale est associée à celle de l’affiliation au ministère. Le
même sondage a permis de conclure que la majorité des répondant-e-s
désire continuer de faire partie du SEIC si les points d’entrée passent à l’ASFC. Bien que la majorité veuille passer au service de l’ASFC, d’importantes craintes ont été exprimées au sujet de
la perspective d’adhérer à un grand syndicat au sein duquel les membres en
question seraient nettement minoritaires.
Le syndicat tiendra ses
membres des points d’entrée au courant de tout fait nouveau. Nous remercions de
nouveau les membres qui ont répondu à notre demande de commentaires.
Le SEIC continue de faire
pression sur RHDC afin de régler des questions en suspens ayant trait aux
projets pilotes qui doivent commencer à être réalisés dans trois bureaux.
L'employeur a confirmé, pendant la réunion du 24 février, que les services d'agent-e-s de réception des demandes de passeport seront mis
à l'essai à Drummondville, Brandon et Kamloops. Il reste un certain nombre de
questions à trancher, y compris celles de la charge de travail, de la
classification, de la sécurité et de la protection des renseignements
personnels.
Il faudra prêter une
attention suivie à la charge de travail des membres appelés à remplir les
fonctions en questions. Aucune somme supplémentaire n'est affectée à
l'accomplissement du travail additionnel en question, et il n'a pas été confirmé
que, comme l'affirme la direction, les trois bureaux choisis ont des effectifs
suffisants.
Le SEIC a répété ses
craintes au sujet de la classification des membres du personnel
qui assument les nouvelles fonctions. Le syndicat assurera un suivi et
contestera le niveau du poste s'il y a lieu.
Les craintes relatives à
la sécurité tiennent à la fréquence des pertes de demandes de passeport et de
documents connexes par la Société canadienne des postes. Il est normal que les
citoyens, citoyennes, dont les documents sont égarés soient mécontents. Quand
ils se présentent en colère à un bureau de RHDC, cela peut mettre en péril la
sécurité des membres du SEIC. Le syndicat contrôlera cette question aussi.
En dernier lieu, la
question de la protection des renseignements personnels a été soulevée avec
l'employeur. Le personnel qui remplit les fonctions ayant trait aux passeports
peut également participer activement au traitement de demandes
d'assurance-emploi. Cela peut le mettre dans la situation intenable où ses
connaissances au sujet des projets de voyage d'une cliente, d’un client, qui
peuvent être tirées d'une demande de passeport entrent en conflit avec le fait
qu'il sait que la cliente ou le client a présenté une demande active de
prestations d'assurance-emploi.
Les droits de protection
des renseignements personnels de la personne qui demande un passeport
doivent-ils l'emporter sur l'intégrité de la demande de prestations
d'assurance-emploi.? L'employeur s'est engagé à répondre au syndicat à ce
sujet.
Congrès du SEIC-Québec se tiendra
du 3 au 7 avril 2004 à Ste-Foy
Le prochain congrès du SEIC-Québec réunira plus de
65 membres provenant de toutes les sections locales du Québec. Le thème « Mon syndicat… j’y
tiens » nous invitera à réfléchir sur son avenir, sur sa qualité,
surtout dans le contexte présent des grands changements survenant dans
l’organisation du gouvernement du Canada. Des ateliers de travail seront au
rendez-vous pour nous aider à prendre des positions claires pour les prochaines
années.
Les membres ont démontré
un intérêt remarquable pour la Conférence santé et sécurité de l'AFPC. Près de
650 demandes d'inscriptions ont été reçues de membres venant de tous les
éléments et les régions du pays.
De plus, 9 résolutions
sont à l'étude par le comité des résolutions de la Conférence. Les participants
ont déjà reçu les instructions pour se rendre à la Conférence qui aura lieu à
Toronto du 25 au 28 mars
D’autres
nouvelles plus complètes, notamment sur la classification, sur la
centralisation des services corporatifs, sur les saisonniers et sur l’emploi.