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SEIC-Québec Volume
1 Numéro 3
26 août 2004
Chaudes NÉGOCIATIONS en vue pour toutes les tables dans le secteur public
fédéral
Le conflit de travail qui touche en ce moment l’agence fédérale Parcs Canada s’annonce comme un présage d’un automne très chaud pour la fonction publique fédérale. Les membres de l'AFPC qui travaillent à Parcs Canada sont en grève depuis le 13 août. Bientôt 25 000 travailleuses et travailleurs de l'Agence du revenu du Canada et plus de 10 000 travailleuses et travailleurs des Services de l'exploitation viendront multiplier les lignes de piquetage. Au début de l'automne, 90,000 autres travailleuses et travailleurs du Conseil du Trésor pourront déclencher la grève.
Si la tendance actuelle devait se maintenir, la fonction publique fédérale, soit plus de 130,00 fonctionnaires, se retrouvera en position légale pour déclencher la grève vers la fin de septembre.
Toutes les tables de négociations ont demandé de mettre sur pied un bureau de conciliation. Jusqu’à date, les rapports issus de ces bureaux n’ont pas produits les résultats escomptés. L’impression qui se dégage est à l’effet que le présent gouvernement libéral minoritaire recherche une confrontation avec les syndicats. Ce qui se passe avec les négociations à Parcs Canada nous annoncerait-il ce qui risque d’arriver avec les autres tables de négociations ?
Jusqu’à date, il ressort des résultats que rien ne se règle aux tables de négociation, encore moins avec les bureaux de conciliation. Tout indique que le gouvernement libéral, actuel ou passé, ne remportera pas une médaille pour sa performance en relations de travail. « En laissant traîner les négociations aussi longtemps et en faisant la sourde oreille à la plupart de nos revendications, le gouvernement lance à nos membres un message très clair : les employeurs ne les respectent pas et n'apprécient pas le travail qu'ils accomplissent pour les Canadiennes et les Canadiens. »

Table 1 :
Le bureau
de conciliation tiendra des
audiences en septembre.
Le contrat de travail est expiré depuis le 20 juin 2003. L’avis de négocier a été reçu le 1er avril 2003. Ce groupe a choisi de nouveau la voie de la conciliation/grève. Les parties ont échangé des propositions le 1er août 2003. Des séances de négociations ont eu lieu du 15 au 19 septembre, du 27 au 31 octobre, et du 17 au 21 novembre 2003. Des rencontres en présence d’un conciliateur ont eu lieu au cours de la semaine du 9 février et au cours de la semaine du 23 février 2004
Le bureau de
conciliation de la Table 1 a été mis sur pied et les audiences auront
lieu du 12 au 14 septembre inclusivement ainsi que les 18 et 19 septembre 2004.
Le bureau est présidé par Ken Norman. L'AFPC y est représentée par Rosemary Warskett, tandis que Pierce Sutherland y représente le Conseil du Trésor. M. Norman est professeur de droit à l'université de la Saskatchewan. Depuis six ans, il travaille à temps partiel avec la Commission des relations de travail dans la fonction publique (CRTFP). L'AFPC et le Conseil du Trésor l'ont tous deux mis en nomination à la présidence de ce bureau de conciliation. La CRTFP a entériné le choix des deux parties.
Comme c'est le cas pour la Table 2, le bureau aura 14 jours après le début des audiences pour soumettre son rapport à la CRTFP. D’autres nouvelles sont à venir dès que les audiences débuteront.

Regard sur les
augmentations
de salaire dans
le secteur fédéral
En 1991, un député d’arrière-ban recevait $91,700. En 2003, ce même député reçoit $139,200, soit une augmentation de plus de 50% en 12 ans. En septembre 2004, à la reprise des travaux parlementaires, il est probable que les députés fédéraux se voteront une autre augmentation salariale pouvant atteindre 20%.
Ces mêmes députés ont adopté en toute douceur au mois de mars 2004 un projet de Loi qui leur permettra, ainsi qu’aux sénateurs, de prendre une retraite après l’âge de 50 ans, mais avant 55 ans. Ils pourront aussi retirer les bénéfices de divers programmes dont un plan dentaire et un de soins de santé.
Par ailleurs, un des premiers gestes du nouveau premier ministre fut d’augmenter le salaire des adjoints exécutifs des ministres de 25%, les faisant passer de $114,500 à $147,300, une hausse de 32%.
Le gouvernement a offert près de 9% à ses cadres. Aussi, plus de 95% des cadres ont reçu des primes de performance. Le programme de gestion du rendement a été généreusement bonifié, même pour des cadres qui atteignent partiellement leurs objectifs. Depuis 1991, les cadres du gouvernement fédéral ont reçu des augmentations de sal;aire largement plus substantielles que le personnel syndiqué qu’ils sont responsables de diriger , incluant leurs différentes classifications à la hausse qu’ils se sont octroyées au cours des récentes années.
Il faut dire que la classification des postes syndiqués ne se fait pas d’une manière aussi amicale et que nous avons même subi un moratoire sur la classification.
De 1991 à 2003, les travailleurs du secteur privé ont eu des augmentations de salaires de 26.5% (2.2% par année). Les membres du Conseil du Trésor ont eu droit à des augmentations totales de 19%, ( 1.5% par année). Le travailleur du secteur privé qui gagnait $32,000 en 1990, en gagnait $41,573 en 2002. Le fonctionnaire fédéral, lui, gagnait $38,222 en 2002, soit un écart de $3,350 avec le privé, ou 9%.
Tout en reconnaissant qu'il y a toujours eu un écart entre le salaire du secteur privé et du secteur public, il faut préciser que les six années consécutives de gel des salaires au gouvernement fédéral ont élargi cet écart et ont contribué à démotiver les employés et à dévaloriser leur travail.
Ce traitement discriminatoire est devenu scandaleusement évident. Si vous êtes au nombre des élites, on veillera à votre bien être. Pour la majorité des membres qui travaillent dans la fonction publique, il en va tout autrement.
Entre-temps, tout ce que le Conseil du Trésor a offert aux employés syndiqués, c'est 1,75 %, 1,25 % et 1,25 % sur une période de trois ans.
Il nous faut être prêt pour le dur combat qui s’annonce. Il faut aussi bâtir la solidarité si nécessaire pour mener à terme l’inévitable affrontement planifié par le présent gouvernement.

Les premiers
Jeux Olympiques
de la négociation
Pas de médailles pour le gouvernement Martin
Mardi soir, le 24 août, les membres de l'AFPC ont monté leurs Olympiques des relations de travail près du 24, promenade Sussex, afin de communiquer un message au caucus libéral. « C'est comme si l'on participait à un marathon sans fin, a déclaré le confrère Cashman, VPER de la capitale nationale. Les négociations pour sept importantes unités du secteur public fédéral ont commencé en 2003. »
Plusieurs disciplines étaient inscrites aux Olympiques : un concours de levée des salaires (catégorie 5 %), le saut en hauteur visant l'élimination de l'écart salarial et le lancer du poids vers une entente négociée. Les représentants de l'employeur n'ont réussi à se qualifier que pour deux épreuves : le lancer des « pinottes » et le plongeon des salaires.
Le marathon de négociation, jusqu'à présent lamentable, a été récemment jumelé à une autre activité – le piquetage synchronisé des membres de l'AFPC.
On ne se livrera à aucun dépistage de drogues aux Olympiques des relations de travail. Il est vrai que certains membres de l'AFPC soupçonnent les membres de l'équipe de l'employeur de prendre des substances anabolisantes leur permettant de décupler leur capacité à faire traîner les négociations et à intimider les membres sur les lignes de piquetage. Ils hésitent pourtant à les dénoncer sans la protection assurée aux dénonciateurs de gestes répréhensibles.
Monsieur Cashman a précisé que le gouvernement accorde bien peu d'importance aux relations de travail dans la fonction publique. »
À l’instar des membres de Parcs Canada qui sont en grève depuis le 13 août, il risque d’y avoir bientôt, un plus grand nombre de travailleurs qui viendront grossir les lignes de piquetage si le tir n’est pas rapidement corrigé par le Conseil du Trésor.

Santé et sécurité
au travail
Cour de base santé et sécurité et comité syndicat pour la régions 2 (3L), la région 6 (Montérégie) et la région 7 (Montréal)
L’AFPC-Québec offrira prochainement une formation en santé et sécurité au travail.
DATES: Du mercredi 22 septembre 2004 au Samedi 25 septembre 2004
HEURE: 9h00 à 17h00
ENDROIT: Centre de formation syndicale de la Rive-Sud, Salle Les 34 Charles, 601, rue Adoncour, Longueuil
RESPONSABLE: Michel Houle (514) 875-7100
Pour procéder à votre inscription, nous vous demandons de bien vouloir compléter la fiche d'inscription et de le faire parvenir par courrier (3300, boul. Côte-vertu, pièce 400, St-Laurent (Québec) H4R 2B7 ou télécopie au (514-875-8399) au Bureau régional de Montréal avant le 7 septembre 2004

Fête du 1er
mai
tenue à Montréal
Les membres de l’AFPC et du SEIC ont participé avec la FTQ à la Fête internationale des travailleurs et des travailleuses
Tout comme l’ensemble des membres des autres centrales, les membres de l’AFPC, du SEIC ont arboré fièrement leurs couleurs lors de la gigantesque manifestation du 1er mai qui a eu lieu au Parc Jarry à Montréal. Une foule de plus de 100,000 personnes a déambulé sur la rue Villeray, dans un quartier ouvrier, pour lancer un message clair aux deux paliers de gouvernements.
Toutes les centrales syndicales y étaient représentées en grand nombre. Un message éloquent a été lancé au gouvernement Charest, mais aussi au gouvernement Martin à l’occasion de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.
Des dizaines de groupes communautaires et d’étudiants se sont joints à cette
immense manifestation des organisations syndicales. Une véritable marée humaine,
une manif historique, du jamais vu depuis les années 70. Souvenons-nous que la
Marche des peuples des Amériques, le 21 avril 2001 à Québec, avait réuni 50 000
personnes.
La manifestation du 1er mai a démontré à la population toute la détermination
des travailleurs et travailleuses à se faire respecter autant au niveau des
valeurs sociales qui sont défendues que des valeurs économiques qui sont
revendiquées.
L’AFPC ne tolèrera pas un gouvernement qui fait des lois antisyndicales et antisociales, l’AFPC ne tolérera pas un gouvernement provincial ou fédéral qui veut privatiser la fonction publique, précariser nos emplois et vendre la fonction publique à l’encan à l’entreprise privée.

Condition
Féminine
Conférence nationale des femmes 2005 de l’AFPC : FÉMINISONS LE POUVOIR
La Conférence nationale des femmes 2005 se tiendra du 17 au 20 février 2005 à l’hôtel Hyatt Regency à Vancouver, Colombie-Britannique.
Les objectifs de la conférence viseront à faire évoluer la capacité politique et le militantisme des femmes en effectuant une solide analyse comparative entre les sexes. Elle aura aussi pour but de formuler des stratégies et former des coalitions pour faire avancer les dossiers qui touchent les femmes. Aussi, la conférence permettra d’étayer une analyse de la mondialisation et d’accroître la solidarité internationale.
Les délégués à la conférence, au nombre d’au moins 212 et elles seront choisis par leurs régions et Éléments respectifs. Entre-temps, des conférences régionales se tiendront partout au pays.
À cet effet, les sections locales recevront bientôt une correspondance de la part de l’AFPC.
Pour plus d’information sur cet événement, vous pouvez aussi contacter vos représentantes à la condition féminine.

La gestion de la
performance :
L’excellence, une exigence ?
Dans la dernière édition du journal, nous vous avions mentionné qu’il y aurait d’autres articles sur la gestion de la performance. Voici le deuxième article de cette série.
N’’avons-nous jamais vraiment adhéré au concept de la performance, du moins celle que l’organisation veut nous imposer ? Il y a quelque chose qui nous dérange. Est-ce le terme performance ? Qu’est-ce que la performance ?
À quels signes extérieurs, à quels comportements observables, à quelles réalisations mesurables la reconnaît-on ? Nous nous y perdons. Nous avons besoin de précision.
Le dictionnaire « Le Robert » décrit la performance comme étant un résultat chiffré obtenu par un cheval de course, un athlète à chacune de ses exhibitions en public, ou encore, le résultat optimal qu’une machine peut obtenir. En somme, on se réfère à l’exploit, au succès. Alors, lorsqu’une organisation se donne comme objectif de gérer la performance, on parle nettement de vouloir augmenter la productivité, le degré d’exploitation de ses ressources, autant humaines, financières que matérielles.
D’un autre côté, on associe l’excellence à la supériorité. On affirme qu’exceller, c’est surpasser.
À qui doit-on devenir supérieur ? À qui doit-on se surpasser pour être considéré comme un employé performant.
Si les membres préfèrent le calme d’offrir un bon rendement, la paix de rencontrer leurs cibles, seront-ils cloués au pilori s’ils refusent d’adhérer ouvertement à la philosophie de l’organisation sur la performance ?
Avons-nous le goût de devenir des héros de la performance ou de relever des défis qui nous semblent démesurés d’une année à l’autre ? À l’aide quelqu’un !
De toute façon, il faut réaliser que l’employeur, dans la présente ronde de négociation, démontre peu de respect pour reconnaître le travail accompli par nos membres. Au lieu de recevoir une rémunération adéquate, l’employeur nous offre l’affrontement aux tables qui nous conduit inévitablement à la grève.
Pendant ce temps, les cadres bénéficient de leurs bonus déjà versés qui sont basés sur les résultats de notre rendement ou performance collective.
Les VPN ont fait valoir à nouveau lors de la réunion patronale-syndicale régionale du 22 juin 2004 la position nationale du SEIC. La teneur de cette position syndicale est à l’effet qu’elle demande aux membres de ne pas signer les contrats individuels de la gestion de la performance.
D’autres articles suivront sur la gestion de la performance dans le prochain numéro. Demeurez à l’écoute.

Équité
salariale
L'AFPC sera entendue devant la cour de l'impôt
Bon nombre de membres de l'AFPC, anciens et actuels, ont touché des rajustements paritaires dans le cadre de la plus importante plainte en matière d'équité salariale de l'histoire au pays. L'AFPC a contesté la décision du gouvernement de percevoir des impôts sur les montants versés.
Il semble que tout ce qui a trait à l'équité salariale ne peut se régler rapidement. La cause type (Burrows c. Sa Majesté) a été choisie en novembre 2001. L'étape de l'interrogatoire préalable, qui a pris énormément de temps, est enfin terminée. L’AFPC peut maintenant passer à l'étape des audiences à la cour de l'impôt.
Aussitôt que sera fixée la date des audiences, l'information sera publiée sur le site Web de l’AFPC
.
Il est trop tôt pour avancer des hypothèses sur le moment où une décision pourrait être prise.
Toutefois, l'AFPC ou le gouvernement fédéral pourrait porter cette décision en appel.
Toute nouvelle à venir vous sera communiquée. Nous présenterons une mise à jourdu dossier à la suite des audiences du tribunal.

Jeannette
Meunier-McKay, présidente nationale du SEIC, écrit à M. Joseph Volpe, ministre
de RHDCC, au sujet des problèmes vécus par les agents de programmes. Elle
demande à le rencontrer pour lui faire part de la situation difficile que vivent
les AP depuis l’implantation durant l’hiver 2004 Elle veut renseigner
clairement le ministre sur les problématiques vécus par le personnel, sur le
climat de travail, sur les analyses qui ont été faites, sur la documentation
fournie par les membres, sur leurs opinions et sur leurs conclusions.
Les protestations et les revendications des AP se situent notamment au chapitre de la séparation des tâches, des différents contrôles financiers, de l'organisation du travail et des impacts de cette mesure qui affecte leur motivation au travail.
La lettre soumise au ministre Volpe était accompagnée d’une pétition qui a été signée par les agents de programmes du Québec à propos de la mise en œuvre agressive de cette initiative nationale. Le texte de la pétition résume bien l'état d'esprit des membres en ce qui concerne la façon que l'ensemble de cette initiative a été implantée au ministère.
Au Québec, les arguments des membres et le point de vue du syndicat a été présenté par chacun des exécutifs des sections locales à leur direction respective afin de dénoncer clairement le mode de gestion employé pour implanter si rapidement un changement de cette importance.
Les VPN ont fait la même démarche auprès de la sous-ministre adjointe de la région du Québec lors de la rencontre patronale-syndicale de mai 2004 et de juin 2004.
Les membres de l'IRH ont dénoncé à haute voix auprès des dirigeants du ministère que l'établissement d'une telle mesure s'est faite sans aucune consultation des principaux intéressés, d'une manière trop empressée en bousculant les employés du secteur de l'IRH et avec une certaine autocratie qui n'interpellait pas leur expertise, ni leur expérience.
Les impacts négatifs de cette initiative se manifestent sur l'organisation du travail, sur la sous-traitance de certaines fonctions, sur le cadre d'imputabilité et sur la motivation des membres à continuer de travailler de cette façon dans les dossiers de l'IRH. Le moral des agents de programmes a été très affecté et à titre de syndicat représentant ces employés, il est important d'intervenir.
Une copie de la lettre de la présidente nationale adressée au ministre Volpe et qui est accompagnée de la pétition signée par les membres est disponible sur le site Web du SEIC national à l’adresse suivante :
http://www.ceiu-seic.ca/page_1496.cfm