Négociations difficiles pour les membres de l’AFPC avec le Conseil du Trésor
Le 12 août 2004, il y a eu une rupture des négociations avec les membres travaillant à Parcs Canada. Le lendemain, les membres ont débrayé et sont en grève active depuis cette date.
Le 18 août 2004, la présidente de l’AFPC, la consœur Nycole Turmel a écrit au président du Conseil du Trésor, M. Reg Alcock, parce qu’il était personnellement intervenu pour rejeter une convention collective que l'AFPC et le Bureau de la vérificatrice générale avaient négociée de bonne foi et que les membres de l'unité de négociation avaient acceptée et ratifiée.
Le 1er septembre 2004, les audiences du Bureau de conciliation ont pris fin pour la Table 2. Aucune entente pointe à l’horizon. De toute évidence, l’employeur n’avait nullement l’intention d’en arriver à une entente. Le bureau de conciliation a conclu ses travaux. Il avait jusqu’au 7 septembre pour écrire son rapport qui doit être rendu public par la Commission des relations de travail dans la fonction publique (CRTFP) un jour ou deux après le 7 septembre. Si le gouvernement refuse de revoir sérieusement sa position, les membres de la Table 2 seront aussi en grève dans les prochains jours.
Le 2 septembre 2004, après mûre réflexion, et suite au manque de progrès après dix-huit (18) jours de négociation avec la Société canadienne des postes, l'AFPC a écrit au Ministre du travail afin qu'il nomme un conciliateur. Comme d’habitude, l’équipe de négociation est confiante que le conciliateur aidera les parties à progresser vers une entente.
Aujourd’hui, le 8 septembre 2004, les membres de l’AFPC qui travaillent à l’Agence du Revenu du Canada (ARC) ont finalement débrayé. L'AFPC est retournée à la table le 7 septembre. Elle a pris pour acquis que l'ARC serait prête à négocier une entente fondée sur les recommandations formulées par le bureau de conciliation dans son rapport. L’ARC s'est contentée d'offrir des augmentations salariales de l'ordre de 2,25 %, 1,75 % et 1,75 %, échelonnées sur trois ans. L'offre est loin des 3 %, 2,75 % et 2,5 % que recommandait le bureau de conciliation.
L’offre salariale du Conseil du Trésor a beaucoup déçu les membres de l’AFPC à la Table 1. Le 12 août 2004, le bureau de conciliation de la Table 1 a été mis sur pied et les audiences auront lieu du 12 au 14 septembre inclusivement ainsi que les 18 et 19 septembre 2004.
Également, la Table 3 n'a eu d'autre choix que d'aller devant le bureau de conciliation. Les audiences du bureau de conciliation pour la Table 3 se tiendront les 19, 20, 23 et 24 septembre à Ottawa. La Table 5 s'apprête à retourner à la table en octobre pour conclure une entente de principe ou, à défaut d’une entente, demander l'établissement d'un tribunal d'arbitrage.
Nous sommes devant un gouvernement qui ne se préoccupe pas de la négociation avec les 130 000 membres de l'AFPC. Il est clair que nos salaires ont pris un retard considérable depuis 1990. Mais les événements nous indiquent que le présent gouvernement minoritaire semble rechercher la confrontation à tout prix, à toutes les Tables, plutôt que de respecter ses employés et d'essayer d'en arriver à une solution négociée.
Face à l’évidence du scénario mis en place, il n’y a qu’une approche, soit celle de l’engagement et de la solidarité pour faire face aux attaques qui confrontent les membres du SEIC et de l’AFPC.