
Entente Canada-Québec sur les prestations
parentales : les négociations se poursuivent.
Le 21 mai 2004, une
entente de principe Canada-Québec a été signée par les ministres responsables
des deux paliers de gouvernement sur le régime d’assurance-parentale. Cette
entente de principe va permettre aux familles du Québec de bénéficier de congés
parentaux plus généreux. L’entrée en vigueur de cette entente est prévue pour
le mois de février 2005. Un tel échéancier, si respecté par les deux parties,
permettrait la mise en œuvre du régime québécois d’assurance-parentale dès
janvier 2006.
Lors de la réunion
patronale-syndicale régionale du 22 juin 2004, le confrère Jacques Lambert a
inscrit à l’agenda de la rencontre le sujet du transfert éventuel au Québec des
prestations parentales. Cette démarche visait à permettre l’évaluation des
impacts tangibles sur les employés du ministère (RHDCC) d’un tel transfert au
Québec. La réponse obtenue alors allait dans le sens qu’il s’agissait d’une
entente qui disait qu’il y aura une entente finale. La signature formelle de
l’entente est prévue pour le mois de février 2005.
Le SEIC-Québec a
insisté sur le fait que l’entente de principe en cours de négociation ne
comportait pas un volet spécifique traitant de l’avenir des ressources humaines
responsables de gérer ce programme. Étant donné que rien n’était prévu d’une
manière distincte pour les membres en cause du SEIC, soit en termes de
transfert des employé-e-s au Québec, ou encore d’un redéploiement des
ressources humaines et que peu d’information est disponible à propos des
impacts de ces changements sur les ressources humaines, le SEIC-Québec a décidé
qu’une action concrète s’imposait.
Lors du dernier Congrès
de la FTQ qui s’est tenu à Montréal en novembre 2004, une résolution (numéro
54) a été soumise par les sections locales 434 et 574 du Syndicat des
employé-e-s professionnels-les et de bureau (SEPB). Cette résolution allait
dans le sens que la FTQ devait veiller à ce que les droits de toutes les
travailleuses du Québec, y compris celles oeuvrant dans les secteurs de
compétence fédérale, soient assurées afin qu’elles puissent se prévaloir
pleinement du Régime d’assurance-parentale québécois, lorsque celle-ci sera
signée.
Estimant que cette
résolution n’allait pas assez loin puisqu’elle ne parlait pas ouvertement de
l’emploi des membres du SEIC qui gèrent le présent régime
d’assurance-parentale, le confrère Jacques Lambert, VPN, en collaboration avec
le confrère Maurice Simard VPN et le confrère Normand Pelletier, représentant de l’AFPC-Québec au sein du comité des
résolutions générales, a renvoyé au dit comité du Congrès la résolution suivante :
Qu’il soit résolu que
la FTQ s’assure du maintien des emplois des employé-e-s fédéraux qui pourraient
être touchés par les mesures de transfert au Québec lorsque l’entente de mise
en œuvre sera en vigueur, et cela à l’instar de ce qui s’est fait dans le cadre
de l’entente Canada-Québec sur l’emploi et la formation.
Le congrès du la FTQ a
adopté à l’unanimité la résolution soumise par le SEIC-Québec. Cette résolution
fera en sorte que l’AFPC et la FTQ veilleront à
protéger, au cours des présentes négociations fédérale-provinciale,
l’emploi des membres du SEIC lors de la mise en œuvre éventuelle de l’entente Canada-Québec sur les
prestations parentales.
Par
ailleurs, même si les négociations politiques sur le transfert de ce programme
au gouvernement québécois tirent bientôt à leur fin, pendant ce temps le débat
juridique s'est poursuivi devant le plus haut tribunal du pays. En effet, le 11
janvier 2005, la Cour suprême du Canada a entendu les avocats du Québec et
d’Ottawa à propos de la compétence constitutionnelle des congés parentaux. On
s’attend à ce que la Cour suprême tranche la question d’ici le mois de mai
2005.
Pendant ce
temps, les négociations sur l’entente vont bon train en vue
d’obtenir un accord définitif. Québec et Ottawa se sont entendus sur la formule
à employer pour calculer la contribution fédérale au futur régime provincial
qui devrait être plus généreux que le présent programme.
Une lettre a été
envoyée à la présidente nationale du SEIC, la consœur Jeannette Meunier-McKay
afin de la tenir au courant des développements dans cet important dossier. La présidente nationale de l’AFPC, la consœur
Nycole Turmel, et le vice-président régional de l’AFPC au Québec, le confrère
Jérôme Turcq sont également informés des actions
posées par le SEIC. En terminant, il
serait important de préciser que le confrère Jérôme Turcq est membre du bureau
de la direction de la FTQ.